Le Bonzaï, ce merveilleux petit arbre et sa symbolique…

Le Bonsaï, ce merveilleux petit arbre et sa symbolique...
Le Bonsaï, ce merveilleux petit arbre et sa symbolique… Cliquer pour agrandir                                          Un bonzaï
Tous droits réservés Michèle LALLEE-LENDERS

Le Bonzaï, ce merveilleux petit arbre et sa symbolique…

Les débuts du bonsaï en Chine remontent à l’an 500 après J.C.

A la suite d’échanges commerciaux, le Japon, à son tour, s’intéresse à cet art particulier, le Bonzaï, pour en développer la culture au mieux en imposant des usages, un vocabulaire et des genres fondamentaux. L’engouement fût tel qu’aujourd ‘hui et depuis mille ans environ, il en est passé le maître incontesté.

Que veut dire « bonsaï » ?

Le mot « bonzaï » signifie tout simplement arbre nain cultivé dans un petit pot. Il fût le passe-temps d’hommes riches en son temps et se retrouve de nos jours, dans beaucoup d’ intérieurs, sur les balcons ou terrasses.

Deux sortes de bonsaïs

Il faut faire la distinction entre les bonsaïs japonais et les occidentaux. Ils sont, c’est certain, diamétralement opposés par le simple fait que les différences culturelles sont telles entre les uns et les autres qu’il ne peut y avoir une quelconque ressemblance. Le japonais privilégie la forme et la silhouette de la plante au détriment de la compacité et des nuances.

Si l’on observe les paysages nippons et occidentaux et si l’on ajoute à cela une pincée de shintoïsme, sensée se retrouver dans la représentation de l’arbre, on comprend mieux encore cette différence plus que sensible.

Tout un art

L’art de ce petit arbre consiste à se rapprocher autant que faire se peut de la nature telle que nous la voyions.

La plante a une importance qu’elle partage avec le pot dans lequel elle se trouve. Elle forme un tout avec lui pour recréer une homogénéité et lui donner sa véritable identité, à savoir styliser le plus exactement possible un arbre rustique.

Le bonsaï peut être petit, quelques centimètres ou atteindre un peu moins d’un mètre. La différence entre les deux est juste une question de maturité; alors que le plus grand mettra souvent un temps très long pour atteindre sa pleine apogée, le mame ou petit arbre miniature est déjà splendide au bout de deux ou trois ans, l’intermédiaire (sujet de 50 cm environ) demandera 10 ans de soins attentifs pour y arriver. Il est donc clair que si vous achetez un bonsaï pour le poser sur un meuble et l’admirer, inutile d’aller plus loin. Achetez un bouquet de lys ou un géranium, vous aurez à coup sûr moins de déboires car le bonzaï demande des soins attentifs de chaque jour , parfois même deux fois par jour en été lors des périodes de grande chaleur.

N’importe qui peut réaliser un bonsaÏ simplement en observant la nature autour de lui, les parcs sont des lieux intéressants pour le néophyte apprenti.

Les codes à connaître

Il faut cependant connaître quelques règles de base, choisir un sujet en fonction de l’endroit où vous souhaitez le mettre, pour l’intérieur, prenez des plantes avides de chaleur, les autres seront parfaites à l’extérieur, cependant certaines sont à feuillages caduques et donc perdent leurs feuilles, c’est un processus naturel qui ne veut pas dire que votre arbre est entrain de s’étioler mais au contraire qu’il suit le rythme de la nature.

Pour le paysage, quelques gravillons, de jolies pierres, de la mousse récoltée sur un tronc d’arbre feront l’affaire pour peu que vous cherchiez avec goût la  manière la plus harmonieuse de marier le tout.

Rappelez vous, tout ce qui est « trop » nuit au bonsaï, trop de chaleur, trop d’eau, trop d’engrais, trop de coupes etc; Tout doit être distillé avec prudence et reflexion, c’est le secret de la réussite avec du temps et de la patience.

Il existe de nombreux types de ces petits arbres qu’il serait fastidieux de nommer ici, notre conseil ?: procurez-vous quelques livres qui fleurissent sur le sujet et qui donnent de judicieux avis sur la question.

Ensuite, faites entrer en jeu votre créativité, l’extrème plaisir que vous en retirerez vous poussera à parfaire votre connaissance.

Un dernier mot, on dit que la culture du bonsaï a des vertus apaisantes et délassantes et que les japonais la considèrent comme un art vivant.

& n’oubliez pas...Enjoy !

 

 

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Le jardin japonais, un art tout en subtilité

Le jardin japonais, un art tout en subtilité
Le jardin japonais, un art tout en subtilité Tous droits réservés Michèle LALLEE-LENDERS
Le jardin nippon symbolise un univers délicat fait de plantes, de collines, d’eau et de surnaturel divin.

Dans la religion shintoïste, les dieux sont présents partout dans la nature. L’homme, quant à lui, est le créateur qui magnifie un lieu ou un univers en l’entretenant, et qui en admire la sophistication due à l’extrême simplicité de sa réalisation.

De tous temps, le jardin japonais fascine par sa beauté, son élégance et son raffinement. Il peut être conçu dans de très petits endroits, quelques mètres ou centimètres carrés suffisent pour réaliser un chef-d’oeuvre.

On ne s’y promène pas, mais on le contemple comme une oeuvre d’art, tel un tableau de Van Gogh ou de Buffet, à ceci près qu’il est en trois dimensions.

Composé d’éléments spécifiques, comme l’eau, la pierre et les plantes, il apporte une part de mysticisme, une impression de stabilité et de quiétude.

Au VIe siècle, la philosophie bouddhiste entre dans l’univers du Japon et se mêle étroitement au Taoïsme en provenance de la Chine et de la Corée. La tradition d’utiliser des roches et de l’eau sous forme de mares ou de lacs naît à cette époque lointaine: c’est le début des jardins.

Le premier livre sur le sujet, toujours d’actualité

Le traité appelé De la création des jardins, est écrit par un fils d’une famille de la haute aristocratie japonaise, Tachibana no Toshitsuna (1028-1094). Il explique, point par point, comment imaginer un jardin selon onze rubriques et donne des règles précises dont les quatre principales sont:

  • La topographie des lieux (terre et eau) doit demeurer en son état.
  • Dans sa réalisation, le jardin peut rappeler, voire imiter, des endroits réputés.
  • Les principes chinois du Feng Shui et de sa symbolique sont à respecter lors du dépôt des éléments sur le sol.
  • Les jardins doivent être aussi proches que possible de la nature afin d’en capter, au mieux, l’esprit et les contours.

Etonnamment, aujourd’hui encore, on se réfère à ce texte ancien.

Les différents jardins

Plusieurs formes de jardins existent et chacune d’entre elles a un caractère propre bien défini:

  • Le jardin zen (Kare Sansui) ou jardin sec, sans aucune végétation, composé de sable, graviers et pierres figurant un paysage de montagnes. Il apparaît au XIVe siècle lorsque la secte Zen explose.

Il se compose de petites roches posées sur de minuscules buttes représentant des îles sur lesquelles on a disposé de la mousse.

Le sable et les graviers reproduisent symboliquement la surface de l’eau. Ratissés quotidiennement, ils préfigurent les vagues circulaires autour de chaque obstacle. Ce jardin est dit « vide » et ce vide est le symbole, par excellence, de la méditation.

L’une des bases du Zen est d’enseigner que la vision globale des choses n’est possible que si nous les regardons d’en haut. Nous n’avons autrement qu’une vision partielle et inexacte de ce que nous pensons voir. Il est donc vivement recommandé d’admirer ce jardin dans un endroit surélevé

  • Le jardin de thé, (Chaniwa)entouré de palissades, se trouve juste à côté du pavillon où l’on déguste le précieux breuvage.

On y voit un petit sentier, appelé chemin de rosée, fait de pas en pierre qui rappelle celui qu’emprunte les pélerins pour rencontrer l’ermite dans la montagne. Il est, en outre, le lien entre le monde moderne et la petite maison de thé dédiée avant tout à la réflexion intérieure. Le maître mot en est l’extrême simplicité pour ne pas détourner le regard de l’introspection nécessaire à la cérémonie qui va se dérouler. Des lanternes de pierre et un bassin d’eau pour la purification agrémentent le tout harmonieusement et donnent du corps au paysage sans en troubler cependant la quiétude.

  • Le jardin d’eau (Tsukiyama) dans lequel comme son nom l’indique on trouve une mince couche d’eau (entre 15 et 30 cm) où évoluent gracieusement les kois, ces carpes multicolores, élevées depuis plus de 2000 ans ou de petites tortues. On y ajoute une minuscule colline, quelques roches, des galets, des fleurs de lys et des nénuphars.

 

  • Le jardin d’ombre est composé d’arbres de tailles différentes. Il ne peut être entrepris que sur une surface relativement conséquente.

Dans ce type de jardins, le naturel prédomine. Rien ne doit laisser penser que la main de l’homme est intervenue dans ce que l’on peut voir, au contraire, il faut réussir à cacher les éventuelles traces qui pourraient subsister après le passage du jardinier.

 

Les fougères et les bambous sont les plantes utilisées pour ce genre d’endroits, quelques azalées, des plants de houx et des pierres granitiques.

On joue sur les couleurs en fonction des saisons permettant ainsi au promeneur émerveillé de savourer la nature de janvier à décembre, dans ce qu’elle a de plus magique à savoir une palette de nuances chatoyantes.

Des règles strictes

On le voit, le jardin japonais est, avant tout, la réalisation d’une oeuvre dont les règles sont strictes et précises sous peine de dénaturer les idéaux en la matière. Il doit représenter la nature dans ce qu’elle a de plus beau tout en gardant une vraie simplicité pour ne pas détourner le visiteur de sa méditation, mais plutôt l’y entraîner avec douceur, finesse et délicatesse.

De jolis spécimens de ces parcs miniatures sont présents partout au Japon. On y fait des promenades reposantes de par leur environnement calme et plaisant, mais aussi, à cause de leur étrange beauté sans cesse renouvelée.

Ce parcours est une plongée fantastique dans l’analyse de soi. Un pur moment de vrai bonheur.

 

 

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