Voyages

Category Archive Voyages

Ce qui énerve quand on prend l’avion

 

Ce qui énerve quand on prend l'avion

Ce qui énerve quand on prend l’avion Tous droits réservés Michèle LALLEE-LENDERS

 

 

Ce qui énerve quand on prend l’avion

On n’est jamais content !

Faire un voyage en avion pourrait sembler un moment agréable dans la vie, mais que nenni… beaucoup de passagers sont très vite agacés par différentes choses vraies ou pas que nous allons vous expliquer dans le menu détail.

Ce n’est pas comme à la maison

Le franchouillard moyen est très vite perdu lorsqu’il n’est plus chez lui, perte de repères, perte d’habitudes, perte d’autorité, ( je ne dirige plus ! ) bref, il est donc prêt à tout critiquer et il ne s’en prive pas, parfois et souvent à tort.

Ah, les hôtesses…

Les hôtesses sont haïes par les femmes en général, car, normalement, elle sont resplendissantes jeunes ou moins jeunes, ( il y a quelques exceptions ! ) leur maquillage est impeccable, leurs ongles sont faits, elles sont minces, leur sourire est, semble-t-il, vissé sur leur visage lisse et elles regardent le mari des passagères avec un air langoureux. ( ce dernier point est faux, mais c’est ce pensent les épouses ).  Jalousie quand tu nous tiens. Bref, ce sont des rivales potentielles.

Les hommes quant à eux ne sont pas du même avis. Ils accrochent un sourire béat et admiratif chaque fois qu’un membre féminin du personnel passe dans l’allée ou s’adresse à eux, alors évidemment, cela finit par faire désordre et ça énerve… eh oui.

Au fait, on ne vous a jamais dit, Mesdames, que plus vous essayez de visser votre mari, plus il y a des chances pour qu’il aille voir ailleurs ? pensez-y (avant qu’il ne soit un peu tard).

La nourriture

Les plateaux repas, parlons-en !, c’est vraiment mauvais, Bon, nous pensons que vous exagérez un peu, car un avion n’est pas un restaurant, de plus, si vous voyagez en première classe ou en affaires, vous vous rendrez vite compte que les menus sont particulièrements soignés, normal, les passagers ont payé en conséquence. Que pouvez-vous attendre d’un vol Paris-New-York et retour payé 500 euros ?, le contrat avec la compagnie est de vous emmener du point A au point B et en toute sécurité, rien d’autre sauf si vous mettez la main au portefeuille, dans ce cas, vous pourrez prétendre à un repas digne d’un restaurant étoilé.

Trop long

Les vols sont trop longs, d’accord mais au lieu d’aller à l’Ile Maurice, 11 heures de vol en direct, changez de destination, allez à Londres, 50 minutes ou à Deauville en voiture ! Si l’on fait le choix d’un lieu paradisiaque, il faut souvent s’attendre à prendre son mal en patience, mais pensez au bonheur une fois arrivé sur place !. On n’a rien sans rien.

Retard

Les avions sont toujours en retard au départ ou à l’arrivée d’après vous. Faux et archi-faux. Si l’on prend en compte le nombre de vols par jour qui se déplace dans le monde, les retards sont insignifiants. Et puis souvent, il s’agit d’un problème technique, alors il faut savoir, on attend patiemment ou on explose en vol ?

La peur

Beaucoup de passagers ont peur en avion, car c’est l’inconnu et la nouveauté pour certains, le stress est présent lorsqu’on ne maîtrise pas réellement un événement. Il s’agit d’un monde inhabituel, fait de bruits et d’une foule importante qui voyage dans un espace clos et plutôt restreint. Nous serions tentés de vous dire: la peur n’empêche pas le danger, mais nous sommes conscients que cela ne servira à rien !. Keep cool !

Etre assis

Un psy vous dirait qu’il y a beaucoup de choses à remarquer sur ce simple fait. Etre sur un siège, c’est réduire, non pas son champ de vision, mais sa taille. Il se développe semble-t-il, à ce moment-là, une idée inconsciente de soumission à l’équipage qui, lui, virevolte dans la cabine. Un début d’agressivité ou plus peut s’ensuivre pour des personnes à l’équilibre fragile.

Les turbulences

Assez classique sur tous types d’avions, la météo n’est pas toujours clémente et le commandant de bord n’est pas le Bon Dieu. Ceci précisé, ce n’est pas la période la plus dangereuse dans un aéronef, contrairement à une idée répandue, les décollage et atterrissage sont les deux moments les plus périlleux d’un vol. Qu’on se le dise.

Les toilettes

Pas toujours glam. Nous n’allons pas vous contredire, mais lorsqu’il y a 500 passagers dans un B747, il ne faut pas espérer trouver des « tinettes » impeccables, le personnel navigant commercial fait ce qu’il peut et les hôtesses ne sont pas des dames pipi.

Les enfants

Les cris, les pleurs, l’énervement, la voix haute, les parents qui ne sont pas à la hauteur, ce sont quelques-uns des probèmes liés aux jeunes enfants. On n’y peut rien, il faudrait sans aucun doute éduquer d’abord les parents qui démisionnent avant de s’en prendre aux enfants, mais ceci est une autre histoire.

Ce texte a été écrit par quelqu’un de notre staff qui a été hôtesse de l’air et même chef de cabine pendant quelques années, il s’agit donc d’un vécu réel ! Nous nous permettons un petit conseil, sachez être patient et profitez de votre vol, vous vous sentirez bien mieux…

Une nuit chez les Masaïs…une expérience !

Une nuit chez les Masaïs...une expérience ! Village Masaï John Storr Domaine Public

Une nuit chez les Masaïs…une expérience ! Village Masaï
John Storr
Domaine Public

Une nuit chez les Masaïs…une expérience !

Il y a une vingtaine d’années, navigante à Air-France, j’avais l’occasion de visiter  des endroits inhabituels, de rencontrer des gens surprenants et de m’épanouir dans le vaste monde.

Pendant un voyage en Afrique, il m’est arrivé de vivre un moment d’exception que je veux transcrire ici

Lors d’un vol sur Nairobi, capitale du Kenya, un temps de repos prévu sur place permet à l’équipage de visiter les environs. L’idée s’impose très vite d’aller voir une tribu dite pacifique dans son réel contexte, c’est à dire, au milieu de nulle part, dans la savane. Nous sommes quatre à vouloir tenter la grande équipée, deux filles, deux garçons et je suis la seule blonde (ceci a son importance). Bizarrement, il ne nous vient pas  un seul instant à l’esprit que la plus élémentaire des prudences préconise de dire où nous allons et pendant combien de temps, il est vrai que nous n’en avons pas la moindre idée, car l’aventure, c’est l’aventure.

Les fameux Masaïs

Après 6 heures de voiture sous un soleil de plomb et sur un réseau routier chaotique et très dangereux (car les habitants ne connaissent pas le code de la route, semble-t-il !), nous atteignons le Masaï Mara, une réserve bien connue des aficionados de safari, son nom est dérivé de la tribu qui réside sur son sol, les Masaïs et de la rivière qui y coule, Mara. Les animaux foisonnent sur cette terre de 1510 km2 et cohabitent avec les habitants des lieux.

L’arrivée au village

En ce qui nous concerne, nous comprenons rapidement qu’il faut rester sur la piste pour plus de sécurité.    Sur le chemin, d’innombrables babouins curieux sortent des broussailles. Tout est sec avec une rare végétation et quelques arbres rabougris, nous ne rencontrons aucune voiture. Au bout de deux bonnes heures, l’un de nous avise sur le côté un endroit bizarre, une espèce de grande place autour de laquelle se tiennent quelques huttes grossières, le tout entouré de buissons épineux, empilés les uns sur les autres avec juste une petite ouverture. Notre curiosité n’a d’égale que la découverte de quelque chose que nous supputons déjà comme étonnant. Avec une inconscience totale, nous descendons de la voiture et entrons jusqu’au milieu de cette place, dans un endroit qui nous semble abandonné.

La rencontre

Et là, soudain, mon regard se porte vers la droite et je vois un peu plus loin, une quinzaine de Masaï, debout en cercle, une longue lance à la main, peut-être entrain de faire quelque danse rituelle. Le choc…car au même moment, ils nous aperçoivent, ils s’arrêtent quelques secondes puis viennent en courant vers nous. Il est trop tard pour reculer et malgré un réel stress, je me souviens comme si c’était hier de leur élégance, de leur beauté . Ils sont grands, minces avec des traits fins, ils portent des vêtements de couleur rouge, très flashy dit-on aujourd’hui et des bijoux en perles colorées autour du cou, des bras et des oreilles. Leur attitude montre un réel ébahissement de nous voir, mais ils paraissent pacifiques.

Pourquoi moi ?

Très vite et bien malgré moi, je deviens le centre de leur intérêt. Deux d’entre eux s’approchent, posent un doigt sur ma chevelure et semblent surpris au plus haut point. Il est évident qu’ils n’ont jamais rencontré une femme avec des cheveux jaunes !. Ils rient entre eux et touchent ma tête à tour de rôle. Ils parlent le dialecte « maa » (commun à différents groupes de L’Afrique de l’Est), mais pas un mot d’anglais. Pourtant, par gestes, nous arrivons à nous comprendre. Ils demandent avec des signes si nous sommes les femmes des deux hommes présents. Leur manière de procéder est drôle, ils nous relient homme et femme en tendant un doigt vers l’un et vers l’autre, puis avec une mimique pour le moins amusante, ils simulent un bruit de baiser. Bien entendu, nous demandons à nos compagnons de bien vouloir acquiescer fermement !! Ce qu’ils font… ouf !

L’invitation

Le chef, ou du moins celui que nous prenons comme tel, nous montre sa hutte faite de terre et de bouse de vache, curieusement cet amalgame ne dégage aucune odeur. A l’intérieur, une femme au crâne rasé sourit gentiment .(nous remarquerons par la suite qu’aucune d’entre-elles n’a de cheveux, une coutume parmi d’autres). Au passage, nous admirons leurs bijoux rutilants, ils ont le sens des couleurs, les tons choisis s’harmonisent et les motifs recherchés donnent un ensemble superbe. Nous pensons à repartir lorsqu’ ils nous font signe de venir voir comment ils font du feu, on connait la procédure, ils tiennent un bâton de bois qu’ils font tourner rapidement entre les deux mains sur un lit de brindilles sèches. Le feu prend en un rien de temps. Je me sens presque revenue à l’aube de l’humanité.                                                                                                                                                                   Le jour baisse rapidement comme toujours en Afrique, alors quelque chose d’extraordinaire se passe, ces hommes si loin de notre univers de petits blancs aseptisés, nous font comprendre que nous sommes les bienvenus pour passer la nuit dans une des huttes. Le plus intrépide de la bande des quatre que nous sommes, acquiesce avec force sourires.

Lorsqu’il est l’heure de manger, notre collation (!) est sommaire malgré leur désir de nous faire partager leur repas, nous nous contentons de lait de chèvre caillé et d’un peu de miel.

Sous la nuit étoilée

Puis assis autour du feu, les Masaïs (hommes, femmes et enfants) chantent et la magie de l’Afrique entre en scène… nous n’oublierons jamais ces voix magnifiques qui s’élèvent dans la chaleur des ténèbres, un moment féérique où le temps reste en suspend pour l’émerveillement de ceux qui écoutent. Jusque tard dans la nuit , nous restons sous le charme, comment peut-il en être autrement ?

Nous n’avons pas beaucoup dormi, sans doute un peu craintifs dans ce monde si peu familier, je me rappelle du sol en terre battue, du feulement d’un lion au loin, de pas furtifs autour de notre hutte, des pleurs d’un petit enfant et de cris de quelques babouins excités, aussi avant le lever du jour, nous sommes assis dehors pour voir l’éveil de l’astre solaire. Un autre moment précieux… mais il est temps de prendre congé, les hommes nous accompagnent jusqu’à la voiture, les femmes et les enfants restent dans les huttes. Toutefois une magnifique petite fille aux yeux de biche et à la peau de soie court derrière nous et s’approche de moi, elle me donne en souriant un bracelet, probablement fait par elle.

Quelle jolie façon de dire au revoir…

Pour en savoir plus sur cette ethnie, lire, sur ce blog, l’article « Rencontrer les Masaïs au Kenya et enTanzanie » http://www.autantenemportelapresse.fr/rencontrer-les-masais-au-kenya-et-en-tanzanie/

 

 

Les sauvages de l’île de la Sentinelle, dans le golfe du Bengale

Les sauvages de l'île de la Sentinelle, dans le golfe du Bengale

Les sauvages de l’île de la Sentinelle, dans le golfe du Bengale                                                              ESA image 2005

Les sauvages de l’île de la Sentinelle, dans le golfe du Bengale

Il y a des milliers d’années, des hommes venus d’Afrique se sont échoués sur la minuscule île de la Sentinelle, dans l’archipel d’Andaman.

Il y a 60 000 ans, des hommes de l’Âge de pierre ont migré de leur terre africaine vers l’Inde. Leurs descendants vivent, aujourd’hui, dans les îles d’Andaman, baignées par l’océan Indien. Curieusement, pour certains d’entre-eux, rien n’a changé depuis.

L’archipel d’Andaman est composé de 204 îles, dont 38 sont habitées par une population pour le moins farouche. L’île Sentinelle du Nord en fait partie. Elle se trouve, plus précisément, à une heure de bateau de Port-Blair, la capitale. Sa superficie est de 47 km2. Avec sa plage de sable blanc, son eau turquoise et sa végétation dense, elle ressemble à beaucoup d’autres. Mais à y regarder de plus près… ce n’est pas tout à fait le cas.

L’endroit est en effet peu sûr: les vents et les orages y sont apocalyptiques, les côtes déchiquetées sont dangereuses pour la navigation, un anneau de coraux rend l’île inaccessible dix mois sur douze et difficile à atteindre les deux autres. Mais par dessus tout, sa population est, dit-on, anthropophage…

Les descendants des hominidés du Paléolithique moyen

L’île Sentinelle du Nord est habitée par une population comprise entre 50 et 200 individus. En 2001, le gouvernement indien a précisé que le seul recensement – fait à distance – effectué sur l’île a comptabilisé « 21 mâles et 18 femelles ». Ce qui les distingue des autres, c’est qu’ils n’ont presque jamais été en contact avec la civilisation et qu’ils ont gardé les traditions et les habitudes des hommes préhistoriques.

Belliqueux et violents avec les étrangers

Plusieurs faits rapportés illustrent la barbarie avec laquelle ces hommes tuent, en toute impunité, pour défendre leur droit de vivre comme ils l’entendent. Déjà, au IIe siècle avant J.-C., le géographe Ptolémée parle d’une île de cannibales dans le golfe du Bengale. Au XVIIIe siècle, Marco Polo rapporte, lui, que ses habitants ne sont que des bêtes sauvages qui mangent des êtres humains.

Plusieurs naufrages renforcent cette idée de férocité inouïe. D’abord, deux bateaux britanniques, le « Briton » et le « Runnymede », pris dans une tempête, s’échouent au large de la plage de la Sentinelle en 1844. Le 9e jour, leurs hommes sont violemment attaqués par la population autochtone et, au cours de l’affrontement, 4 marins sont blessés par des flèches. Le capitaine d’un des navires remarque que ces « sauvages » semblent connaître les armes à feu: ils évitent de s’en prendre à ceux qui en possèdent et se ruent, plus facilement, sur ceux qui en sont dépourvus. Il semble qu’ils soient visités plus souvent qu’on ne pourrait le croire et/ ou que leur sens de l’observation soit particulièrement aiguisé.

Ensuite, quelques années plus tard (1896), un prisonnier réussit à s’échapper de Port-Blair. Sa fragile embarcation atteint l’île de la Sentinelle. Son corps est retrouvé sur la plage, la gorge tranchée, le corps criblé de flèches.

Le summum a été atteint récemment, le 27 janvier 2006, lorsqu’un drame s’est joué devant les yeux horrifiés de pêcheurs. Deux des leurs, ivres, s’endorment et leur barque dérive. Malgré les cris de leurs compagnons, Ils atteignent la Sentinelle et passent, sans autre forme de procès, de vie à trépas. Leurs corps n’ont pu être récupérés. Le souffle des pales de l’ hélicoptère, envoyé sur place, a fini par soulever des nuages de sable qui ont permis de découvrir les cadavres des deux infortunés mis dans des tombes.

Cette constatation met un terme au prétendu cannibalisme de cette tribu. Cette fausse allégation a probablement été délivrée par les nombreux pirates qui séjournaient dans les eaux environnantes, leur intérêt n’étant pas de voir débarquer des étrangers au milieu de leur butin.

Bien que plusieurs anthropologues, tout au long des XIXe et XXe siècles, aient tenté d’établir un contact avec la population locale, ils ont toujours été violemment refoulés. Mais n’est-ce pas mieux ainsi quand on sait que les tribus des îles avoisinantes, moins farouches, sont en voie d’extinction? Les maladies qu’elles attrapent au contact de l’étranger en sont la cause, car elles n’ont aucun anticorps.

Le tsunami du 26 décembre 2004

Le tsunami du 26 décembre 2004 n’a pas décimé ces guerriers hostiles et menaçants, du moins pas tous puisque certains ont été aperçus après la catastrophe. La monstrueuse vague, qui est arrivée sur les côtes de la Sentinelle, en a modifié complètement le paysage. Certains récifs coralliens se sont affaissés jusqu’à quatre mètres sous la mer. D’autres, au contraire, sont sortis de l’eau.

Une partie de la population a, peut-être, péri mais il est impossible, aujourd’hui, d’en connaître le nombre. Ce dont on est certain en revanche, c’est qu’ils se sont adaptés parfaitement à la nouvelle structure de leur île et qu’ils ont réorganisé très vite leur vie. Cela n’est-il pas curieux, quand on voit le temps qu’il faut aux populations modernes pour tenter de se remettre de ce terrible désastre?

Que sait-on réellement des Andamanais ?

Peu de choses, à vrai dire. Ils font partie du groupe Onge-Jarawa, originaire d’ Afrique. Ils sont petits, ont la peau noire, des cheveux crépus et vivent nus. Ce sont des chasseurs cueilleurs qui exploitent toutes les ressources offertes par leur lieu d’habitation. Ils utilisent le fer trouvé dans les bateaux qui ont sombré près de la plage pour confectionner la pointe de leurs flèches.

Ils construisent leur canot à balancier avec lequel ils pèchent tout autour de l’île, sans toutefois s’en éloigner. Ils portent des os humains en forme de collier. Enfin, Ils sont totalement autonomes.

Le gouvernement indien est décidé (pour le moment) à les laisser vivre tranquillement dans la mesure où ils ne dérangent personne, ne représentent pas une menace et que leur terre, trop petite, ne présente qu’un faible intérêt stratégique.

Le futur de ces hommes d’un autre âge est incertain, mais on ne peut nier la fascination qu’ils exercent sur notre monde aseptisé et qu’ils soient les derniers représentants d’un univers à jamais disparu.

[contact-form-7 id= »1026″ title= »Formulaire de contact »]

Tags, ,

Réflexions…sur New-York, l’île Maurice et le Japon.

 

A première vue, rien en commun, pourtant New-York, l’île Maurice et le Japon sont nos trois endroits préférés sur terre et nous pouvons dire que nous avons voyagé dans le monde entier. Une ville, une île et un pays diamétralement opposés, mais qui nous fascinent au plus haut point.

 

Réflexions...sur New-York, l'île Maurice et le Japon.

Réflexions…sur New-York, l’île Maurice et le Japon. Tous droits réservés Aymeric LALLEE

 

 

 

 

 

 

 

 

Réflexions…sur New-York, l’île Maurice et le Japon.

New-York et l’île de Manhattan

Nous avons toujours adoré New-York, spécialement Manhattan pour son énergie, son architecture époustouflante, ses fabuleux appartements, ses boutiques délirantes, ses somptueuses terrasses pour prendre un « after work  » drink, ses couchers de soleil sur l’Hudson River et ses petits marchands de Street food.

Comment ne pas aimer une ville où à chaque coin de rue, quelque chose se passe, où à chaque coin de rue, une nouvelle histoire s’écrit sous vos yeux, où à chaque coin de rue, vous pouvez toucher le rêve américain.

Quand vous marchez dans Manhattan, vos yeux  s’écarquillent comme si vous étiez comme un enfant dans un magasin de bonbons. Le nez en l’air, vous  humez les odeurs et vous regardez les couleurs. Les Américains aiment leur drapeau et leurs taxis de couleur jaune.

Somptueux New-York, we love you !

 

Réflexions...sur New-York, l'île Maurice et le Japon.

Réflexions…sur New-York, l’île Maurice et le Japon. Tous droits réservés Michèle LALLEE-LENDERS

 

 

 

 

 

 

 

 

La splendide île Maurice

Une île au bout du monde du côté de l’Afrique, des cultures et des religions différentes,  des paysages époustouflants, une cuisine créative, une hôtellerie pour toutes les bourses et enfin un peuple d’une gentillesse peu commune pour un pays tellement visité par la population mondiale..

Nous avons beaucoup voyagé dans notre existence, les Mauriciens ont quelque chose de plus que tous ceux que nous avons pu voir en Europe, aux Etats-Unis, en Asie, en Océanie et dans une partie de l’Afrique, une espèce de charme mêlé à un réel désir de vous accueillir au mieux afin de vous faire connaître les us et les coutumes de leur belle île et tout cela avec une grande simplicité et générosité.

A ne pas manquer dans ce merveilleux endroit, le lever du soleil vers 5 h du matin, une explosion de couleurs, le réveil de la nature jusque là endormie et le bruit des vagues ne pourront que vous charmer. Une précision, chaque jour, tout est différent, mais chaque jour, vous serez ébloui.

Délicieuse île Maurice, nous vous aimons !

 

 

 

 

Réflexions...sur New-York, l'île Maurice et le Japon.

Réflexions…sur New-York, l’île Maurice et le Japon. Tous droits réservés Aymeric LALLEE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le sage et raffiné Japon

Même si Tokyo est une ville bruyante, agitée, il faut aller plus loin, rencontrer les Japonais chez eux dans leur foyer, dans les restaurants, dans les jardins et dans les magasins. Engager une conversation, ils vous répondront avec calme, retenue et sagesse.

Le monde moderne et le monde passé se mélangent ici avec bonheur. La cuisine est un must, sushis, makis et sashimis (poisson cru), yakitoris (brochettes de poulet), kobachi, (petits plats différents), salade de poulpe etc…

La cérémonie du thé est fascinante de part la gestuelle très précise et la beauté qui s’en dégage sans parler du breuvage délicieux pour les amateurs de thé vert. Il y a bien d’autres choses à voir, particulièrement les jardins et la culture des bonsaïs.

Gracieux Japon, nous vous aimons !

Si vous le désirez, vous pouvez nous laisser un petit mot avec votre ressenti, il suffit de cliquer sur « laisser un commentaire » en dessous du texte ou sur l’enveloppe à gauche de la page.. Nous vous engageons à le faire !. Merci

Tags, ,

A night with the Masaïs in Africa, what an expérience !

 

 

 

 

A night with the Masaïs in Africa, what an expérience ! Village Masaï John Storr Domaine Public

A night with the Masaïs in Africa, what an expérience ! Village Masaï
John Storr
Domaine Public

A night with the Masaïs in Africa, what an expérience !

Twenty years ago, I flew for Air France and I had the opportunity to visit unusual places, meet amazing people in the wide world.

During a trip to Africa, I happened to experience a special moment that I wish to share with you.

On a flight to Nairobi, Kenya’s capital, a time of rest on site, allows the crew to visit the area. The idea is to meet a tribe called peaceful in its real context, ie, in the middle of nowhere, in the savannah. Four of us want to try this crazy experience, two girls, two boys and I’m the only blond (this is important). Curiously, it does not come to our minds that the most elementary prudence would be to say where we are going and for how long. It is true that we do not have any idea about it, because, you know… adventure is adventure !

The famous Masai

After 6 hours of car under a blazing sun and a chaotic and dangerous road network (as people do not know the rules of the road, it seems!) , we reach the Masai Mara, a familiar safari place to aficionados, its name is derived from the tribe residing on its soil, the Masai and the river flowing there, Mara. Animals abound in this land of 1,510 km2 and live with the locals.

The arrival in the village.

For us, it is clear that we must remain on the track for safety. Along the way, countless curious baboons come out of the bushes. Everything is dry with few vegetation and nearly  no trees, moreover we encounter no car. After two hours, one of us notices a strange place, a sort of large square among which stand some rough huts, surrounded by thorny bushes, piled on each other with just a small opening. Our curiosity is drawn by the discovery of something we already suppose amazing. With a total unconsciousness, we get off the car and enter into the middle of the square, in a place that seems abandoned.

The meeting

And then, suddenly, I have a look to the right and I see a dozen Masai standing in a circle, a long spear in their hands, probably doing some ritual dance. The shock … because at the same time, they see us, they stop for a few seconds and then come running to us. It is too late to go back and despite a real stress, I remember their elegance, their beauty. They are tall, thin with handsome faces, they wear red clothes, flashy as it is said today and colored jewelry around the neck, arms and ears. Their attitude shows a real amazement to see us, but they seem peaceful.

Why me?

Quickly I become the center of interest although I did not do anything for that !. Two of them approach, put a finger on my hair and seem surprised at the highest point. Obviously they have never met a woman with yellow hair!. They laugh together and touch my head one by one. They speak the dialect « Maa » (common to the different groups of East Africa), but not a word of English. Still, by gestures, we can understand each other. They ask with signs if we are the two men’wives . Their approach is funny to make themselves understand, they connect us man and woman, with a finger going to one and to the other, then with an amusing face, they simulate the sound of a kiss. Of course, we ask our fellows to nod firmly, what they do … phew!

The invitation

The »chief » shows us his hut made of earth and cow dung, curiously this amalgam doesn’t smell at all. Inside, a woman with a shaved head, smiles gently. (We will notice later that none of them has hair, one of their customs). We admire their shiny jewelry, they have a sense of colors to make a superb set.

We expect to leave when they ask us to come and see how they make fire, the procedure is known, they hold a stick of wood which they are quickly rotating between both hands on a bed of dry twigs. I feel as if I was almost back to the dawn of humanity…

The night falls rapidly in Africa, then something extraordinary happens, these men so far from our universe of white sanitized people, invite us to spend the night in one of their huts. The most intrepid of the four of us, agrees smiling

When it is time to eat our snack (!) despite the fact that they wish us to share their meal, we only accept goat milk and a little honey.

Under the starry night

Then, the Masai (men, women and children) sit around a fire and start singing… it’s magic, this is the real Africa … we will never forget those wonderful voices in the heat of darkness, a fabulous moment, time stops for those who listen. Late into the night, we are under the charm, how could it be otherwise ?

We do not sleep much, perhaps a little fearful in this unfamiliar world, I remember the dirt floor, the growl of a lion , steps around our hut, tears of a child and cries of some excited baboons, therefore before dawn, we sit outside to see the rising sun. Another precious time … but we must leave, the men come with us to the car, women and children stay in the huts. However, a beautiful little girl with long eyelashes and a skin like silk  runs after us, comes up to me, and gives me a bracelet with a smile, she probably made it.

What a lovely way to say goodbye …

To learn more about this ethnic group, read this blog article « Meet the Masai in Kenya and in Tanzania »

 

Le Concorde, histoire d’un géant abattu en pleine gloire

Concorde exposé sur l'aéroport de Roissy - Remi Jouan

Cliquer pour agrandir                                                     Concorde exposé sur l’aéroport de Roissy – Remi Jouan

Le luxe et l’élégance, deux mots qui symbolisent parfaitement le prestige du Concorde, cet avion supersonique mythique qui en a fait rêver plus d’un.

Avec un poids de183 tonnes, une autonomie de 6500 km et une capacité de 100 passagers, le Concorde peut atteindre Mach 2,11 (rapport entre la vitesse de l’avion et la vitesse du son qui l’entoure), se déplacer à un peu plus de 600 mètres à la seconde, parcourir 2350 km/h en vitesse de croisière et voler à 51 000 pieds, soit 15 650 mètres d’altitude.

Premier vol

Le 21 janvier 1976, un événement exceptionnel se déroule sur la piste 26 droite de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle: le premier vol commercial du supersonique Concorde (AF085), immatriculé F-BVFA, va relier Paris à Rio de Janeiro en passant par Dakar. A 12h 40, l’oiseau blanc, de 62,1 m, aux couleurs de la France, s’élance à 397 km/h et s’élève majestueusement dans le ciel, sous le regard médusé d’une foule nombreuse venue assister à l’événement. Aux commandes, 3 PNT (personnel navigant technique): Pierre Chanoine, commandant de bord, Pierre Dudal, copilote et André Blanc, l’OMN (officier mécanicien navigant). En cabine, 6 PNC (personnel navigant commercial), un chef de cabine, cinq hôtesses et stewards.

On retient parmi les passagers 60 Français dont Aurélie Houille, 82 ans, originaire de Toulouse (qui avait, tout de même, retenu son billet depuis 1967 !) huit Américains, six Allemands, quatre Italiens, deux Espagnols, deux Scandinaves et un Suisse.

Conjointement, à Londres, le même avion de British Airways prend son envol pour Bahreïn (Sultanat d’Oman, Moyen-Orient).

Les débuts du supersonique

Cette première d’un avion supersonique est réalisée à la suite d’un projet fort audacieux qui débute par un accord entre les gouvernements français et britannique, signé le 29 novembre 1962. L’aventure peut commencer. Le premier vol d’essai a lieu le 2 mars 1969. L’avion, train sorti et nez baissé, reste dans le ciel pendant 38 minutes.

Une initiative originale a lieu le 24 mai 1976: deux Concorde, l’un partant de Paris, l’autre de Londres, s’envolent à la même heure pour Washington (aéroport de Dulles). Ils font un atterrissage parallèle et se positionnent au parking, à l’arrivée, nez à nez. L’image fait le tour de la planète…

Mais le Congrès des Etats-Unis refuse l’atterrissage du supersonique à New York à la suite de différentes protestations des habitants de la ville qui affirment être gênés par les nuisances sonores de l’appareil. Il faudra de multiples démarches pour que, pour la toute première fois, Air France relie Paris à la Grosse Pomme (aéroport John Fitzgerald Kennedy) le 22 novembre 1977, en 3 heures et 39 minutes.

La grande cuisine à 15 000 m d’altitude

Les menus servis à bord sont concoctés par le nec plus ultra des grands chefs, comme Alain Ducasse pour n’en citer qu’un.

Le 21 janvier 1996, on fête les 20 ans de l’oiseau blanc. Ce jour-là, sur le vol New-York-Paris, le menu à bord est le suivant :

  • Salade de homard à la julienne de mangue
  • Tournedos sauté au poivre vert, pommes Berny
  • Cèpes sautés bordelaise
  • Mignardises
  • Fruits frais

Le tout arrosé de bouteilles dignes des meilleures caves :

  • Champagne cuvée spéciale
  • Trois bourgognes blancs : Chassagne Montrachet 1992, Chablis 1992, Corton Charlemagne 1992
  • Deux bourgognes rouges : Morey Saint Denis 1988, Beaune Grèves 1990
  • Deux bordeaux rouges : Château Trottevieille, Saint Emilion 1990, Château Cantenac Borown, Margaux 1990
  • Un sauternes : Château Rieussec 1991

Le luxe sur Concorde

Pendant toute sa carrière, l’aménagement de l’intérieur de l’avion est confié à de prestigieux décorateurs comme Raymond Loewy (1976), et Andrée Putman (1990) qui apportent leurs touches d’exception.

 

Cendrier Chouette offert aux passagers Concorde - Michèle LALLEE-LENDERS

Cliquer pour agrandir                                      Cendrier Chouette offert aux passagers Concorde – Michèle LALLEE-LENDERS

Une armada de brillants couturiers se penchent sur les uniformes du personnel navigant commercial (chef de cabine, hôtesses et stewards), tels Jean Patou, Nina Ricci, etc. L’uniforme représente l’image de la France à l’étranger, Il se doit donc d’être chic, de bon goût mais sobre, néanmoins.

25 juillet 2000: le crash

Le vol Air-France 4590 rencontre plusieurs problèmes techniques lors de son décollage qui va l’amener à s’écraser sur un hôtel de Gonesse, dans le Val d’Oise, tuant 100 passagers, 9 membres d’équipage et quatre personnes qui se trouvent au sol.

Au début, le Concorde roule sur la piste à 323 km à l’heure, tout est normal. Soudain, le pneu avant droit du train principal gauche éclate, après être passé sur une lamelle d’alliage de titane de 43 cm qui, on l’apprend plus tard, provient d’un DC10 de la compagnie Continental Airlines. Un fragment de pneu de 4,1 kg se détache et se plaque au-dessous d’une aile. l’onde de choc est telle qu’elle ouvre une brèche dans le réservoir de carburant et le kérosène commence à s’écouler à l’extérieur, inondant un moteur. Une étincelle met le feu. A ce moment précis, une perte de poussée est enregistrée sur le moteur gauche et la tour de contrôle signale au commandant Christian Marty que des flammes apparaissent à l’arrière. Hélas, il ne peut plus faire demi-tour, la piste n’est pas assez longue pour pouvoir s’arrêter, l’avion décolle avec un angle de 12°9.

Malgré un essai pour rentrer le train, rien ne se produit. Il est bloqué par de petits morceaux de caoutchouc qui tranchent les câbles électriques. L’avion ne vole plus qu’à 65 m d’altitude, le Bourget est à 3 km, mais, là encore, il est trop tard: les commandes ne répondent plus et l’avion décroche, tombe et se désagrège en touchant le sol. Il aura fallu, exactement, 120 secondes pour que le rêve se brise à jamais.

Dès le mois d’août, le certificat de navigabilité est retiré en France et au Royaume-Uni.

Quelques mois plus tard, la reprise s’avère difficile. L’avion coûte trop cher et les passagers se font de plus en plus rares. Le 31 mai 2003 a lieu le dernier vol commercial sous la bannière d’Air France. Le 24 octobre 2003, ce sera le tour de British Airways, mettant fin à une fabuleuse épopée de l’aviation civile.

Le F-BVFA, premier Concorde a avoir effectué un vol avec des passagers payants à son bord, est offert, en 2003, par la France aux Etats-Unis. On le voit aujourd’hui au Centre Steven F, Udvar-Hazy, musée national d’aéronautique de Chantilly, dans la zone aéroportuaire de Washington Dulles. Il a à son actif 27 années et huit mois de bons et loyaux services pour 17 824 heures de vol

Jusqu’à présent, aucun avion n’a jamais égalé le supersonique.

[contact-form-7 id= »1026″ title= »Formulaire de contact »]

Rencontrer les Masaïs au Kenya et en Tanzanie

Cliquer pour agrandir Tête sculptée par des Masaïs Tous droits réservés Michèle LALLEE-LENDERS

Cliquer pour agrandir Tête sculptée par des Masaïs
Tous droits réservés
Michèle LALLEE-LENDERS

Loin de Nairobi, plongez au coeur de l’Afrique subsaharienne pour approcher l’une des dernières populations d’hommes libres, les Masaïs du Serengeti.

Pour apprendre à connaître les moeurs, les traditions et l’histoire des Masaïs, il faut aller à la rencontre de ces hommes fiers, simples et chaleureux. Mais attention: pas de ceux qui enfilent leur soi-disant costume « de sauvage » aux abords des hôtels et qui, une fois les danses terminées, remettent leur jeans, leur tee-shirt et rentrent, chez eux, à Nairobi. Non, les vrais Masaïs, les purs, ceux qui vivent nulle part, au milieu de la savane, avec leurs animaux et qui n’ont pratiquement jamais vu un blanc ou une blonde de leur vie!

Un peu d’histoire

Vers 3000 ans avant J.-C., les peuples de langue nilotique, dont faisait partie les Masaïs, quittent la vallée du Nil et le Soudan. La migration commence.

Plus tard, 2500 ans avant J.-C., ils descendent vers le sud où le climat est plus sec et s’éloignent, ainsi, de la mouche tsé tsé, redoutable insecte qui transmet la maladie du sommeil et tue le bétail. Aux environs de 2000 ans avant J.-C., ils empruntent le couloir des hautes terres qui va de l’Ethiopie au nord du lac Turkana (ou lac Rodolphe) jusqu’à l’est du lac Victoria.

Enfin du XVe siècle jusqu’à aujourd’hui, on les retrouve sur un vaste territoire qui va du nord du Kenya jusqu’au centre de la Tanzanie dans lequel sont implantés les parcs animaliers les plus célèbres: Amboseli, Masaï Mara, Tsavo et Nakuru pour n’en citer que quelques-uns.

On considère que la population masaï avoisine aujourd’hui 300 000, ou peut-être même 800 000, personnes, bien qu’il soit difficile de les recenser en raison de leurs fréquents déplacements (les Masaïs sont des semi-nomades).

Ils parlent le maa et le swahili, agrémentés, pour certains, de quelques mots d’anglais appris au contact de rares touristes égarés.

Prendre contact dans la brousse

Les petits villages se trouvent, généralement, en bord de piste, cachés par des buissons d’épineux, mis en cercle pour éloigner les prédateurs.

Courageusement, les hommes se présentent toujours la lance à la main. Ils ont beaucoup d’allure: grands, minces, le corps enduit de cette terre rouge typique de l’Afrique et revêtu d’un tissu de même couleur enroulé autour du corps, ils sont curieux, voire souriants, plutôt qu’agressifs.

Ils dorment dans de petites huttes basses faites de terre et de bouse de vache. Celles-ci comptent souvent deux pièces. Le décor est… spartiate: quelques nattes et un feu, rien d’autre. Les femmes masaïs sont très coquettes, portent des bijoux colorés faits de coquillages et de perles de verre. Elles les fabriquent et les portent en abondance autour du cou, aux poignets et aux oreilles dont les lobes sont percés.

La vie des Masaïs sous le soleil d’Afrique

Le jour, les troupeaux, composés de vaches et de chèvres surveillées, parfois, par des enfants, sont à l’extérieur du village. La nuit, on les parque à l’intérieur.

Chaque homme de la tribu possède quelques animaux qui sont sa seule richesse, d’abord pour la nourriture, ensuite en tant que monnaie d’échange pour acheter, par exemple, une femme (!) car les Masaïs sont polygames. Un homme est considéré comme important selon le nombre de pièces de bétail qu’il possède.

La nourriture des Masaïs est simple, à base de lait, souvent caillé, et parfois mélangé à du sang de vache prélevé directement dans la veine jugulaire de l’animal pour ne pas le tuer. Quelques plantes sont ajoutées. Elles donnent du goût à l’ensemble.

La viande vient des troupeaux. Les Masaïs ne consomment pas de légumes.

L’homme ne chasse le lion qu’une seule fois dans sa vie, lors d’un rite initiatique, quand il devient adulte.

Les tâches sont précises pour chacun: la femme s’occupe des enfants, prépare les repas, consolide les maisons qu’elle construits de ses mains, entretient le foyer, etc.

L’homme surveille le bétail dans la réserve et devient un guerrier, si nécessaire, lorsque le village est en danger.

L’éducation des enfants est fort importante: ils apprennent à manier les armes, à connaître leur histoire. Lorsqu’ils atteignent l’âge adulte, ils sont circoncis.

Pour les petites filles, un rite qui nous semble bien barbare, l’excision, est un passage obligatoire. Aucun homme n’épouse une fille non excisée.

Il faut avoir vu les danses rituelles et entendu les chants masaïs autour d’un feu, dans la chaleur de la nuit africaine, pour comprendre le sens réel du mot « magique ».

Le futur

Les Masaïs n’ont jamais accepté de changer leur mode de vie malgré la réduction de leur territoire et les différentes tentatives des gouvernements kenyan et tanzanien.

Ils veulent garder leur culture à tout prix. Il est vrai qu’il serait vraiment dommage que ce peuple chaleureux, aussi riche de connaissances et de traditions, disparaisse au profit de notre sacro-saint modernisme.

Voir sur ce blog « J’ai dormi chez les Masaïs »

[contact-form-7 id= »1026″ title= »Formulaire de contact »]

Les Zo’é du Brésil, une ethnie méconnue d’Amazonie

Perroquet d'AMAZONIE Libre de droits

Perroquet d’AMAZONIE
Libre de droits

Les Zo’é, une ethnie peu connue de l’enfer vert amazonien, vit en totale symbiose avec son environnement naturel et familial. Une belle leçon!

Véritable écrin de biodiversité, l’Amazonie possède un écosystème unique qui renferme plus de la moitié des espèces végétales et animales du monde et joue un rôle fondamental dans l’équilibre du climat et de l’hydrologie de la planète. Les forêts tropicales qui recouvrent la portion amazonienne du Brésil s’étalent sur 5 500 km2. Ce monde particulier abrite des indigènes méconnus au nom bizarre: les Zo’é. Ils vivent au nord du Brésil, autour de l’estuaire du plus long fleuve du monde, l’Amazone (6500 km), dans une région appelée Etat du Para.

Les Zo’é et leur approche de notre monde

Ces hommes et ces femmes refusent toute intrusion dans leur vie ou toute forme de progrès et n’hésitent pas à se servir de leurs flèches en cas de survol de leur territoire – plus par peur, il est vrai, que par agressivité. Cependant, ils ne sont pas totalement fermés aux autres puisqu’ils acceptent de recevoir dans leur village une seule, voire deux personnes à la fois. Nicolas Hulot a eu la chance de les rencontrer… Une visite qui l’a complètement bouleversé malgré sa grande habitude des peuplades indigènes: « Ma rencontre avec les indiens Zo’é a été une vraie tempête mentale. Jamais certaines vérités ne me sont apparues de manière aussi évidente (…), j’ai l’impression de découvrir le royaume de l’harmonie(…) », déclarait ainsi celui-ci dans Paris-Match, le 21 janvier 2008.

Des missionnaires ont pu recenser environ 240 membres faisant partie du groupe des Zo’é, lors d’une visite en 1983. Enfin, le mot « Zo’é » signifie « Nous », tout un symbole.

Mode de vie

Les Zo’é vivent presque nus, les hommes avec une feuille de palmier en guise de cache-sexe. Ils se peignent le corps en deux couleurs: noir et rouge. Pour cette dernière, ils se servent du rocou, un pigment idéal pour servir de répulsif contre les piqûres d’insectes qui est utilisé chez nous comme colorant alimentaire. Le comble du raffinement zo’é est le labret, appelé poturu, morceau de bois taillé qui déforme et transperce la lèvre inférieure. Il est, à la fois un ornement et un signe qui, semble-t-il, permet de les différencier des autres tribus.

La femme, lorsqu’elle s’assied, plie la jambe et rapproche son talon de son ventre afin de cacher son sexe. Elle porte tout autour de la tête une coiffe de plumes que l’on retrouve aussi chez les petites filles du clan.

Ici, pas de hutte pour la famille, le sens de la propriété est inconnu. Le groupe vit dans une collectivité de bon aloi, dans le partage, en totale harmonie avec les autres et la nature.

La communication entre les Zo’é revêt une curieuse façon de s’extérioriser: ainsi, pour apaiser les éventuelles dissensions, on se chatouille gentiment et le calme revient. Il n’y a pas de chef, mais chacun a un rôle bien défini pour les tâches quotidiennes.

Tout ce qui est nécessaire pour la survie de l’espèce ne prend pas plus de quelques heures par jour. Les hommes chassent – des singes et des oiseaux principalement -, pêchent des poissons endormis avec une substance d’essence naturelle d’arbre, cueillent des fruits, des baies et des plantes ou font du feu à la manière de leurs ancêtres préhistoriques. Les femmes, quant à elles, s’occupent de la nourriture, des enfants, du tissage, confectionnent des ustensiles avec des écorces de bois ou des objets avec la terre du fleuve, tels que calebasses et bols.

Le partage de la viande se fait par le chasseur qui a tué le gibier. Les femmes mangent avant les hommes. L’épouillage se déroule à la manière des grands singes et permet un rapprochement tactile très en vogue chez les Zo’é.

Polygames et polyandres

Les hommes ont autant de compagnes qu’ils le désirent et les femmes peuvent avoir plusieurs partenaires, ce qui complique singulièrement la paternité des enfants, mais cela ne semble pas perturber la communauté outre mesure.

Les relations sexuelles ont lieu dans la forêt, à l’écart, la proximité de vie semblant difficile pour l’amour et la procréation. Le mariage est simplement le fait d’avoir un hamac à côté de l’élu(e) de son coeur.

Ce peuple est très respectueux des animaux qui sont endormis avant d’être tués. Seuls les chiens et les cochons ne sont pas mangés, car ils ont un rôle de gardien et jouent avec les enfants.

Une incroyable douceur de vivre anime ce peuple au sein duquel la jalousie n’existe pas. Le mot « merci » est inconnu, la hiérarchie inexistante et la propriété ignorée. Seule la famille compte, ainsi que l’instant présent. Cependant, de terribles dangers menacent les Zo’é: l’homme en général, avec ses maladies (le moindre rhume met leur vie à mal), et la déforestation, toujours présente. Pourtant, il y a de quoi apprendre de ces prétendus sauvages qui donnent un fabuleux enseignement de la vraie vie. Malheureusement, il semble bien tard pour s’en apercevoir…

[contact-form-7 id= »1026″ title= »Formulaire de contact »]

 

Voir New-York 24 h / 24 grâce à ses caméras

Voir New-York 24 h / 24 grâce à ses caméras

Voir New-York 24 h / 24 grâce à ses caméras Tous droits réservés Aymeric LALLEE

 

Voir New-York 24 h / 24 grâce à ses caméras

Une occasion de se promener dans les lieux mythiques de New-York sans bouger de chez soi. Times Square, Manhattan, Broadway, Ground Zero à portée de main.

New-York fascine toujours, la « big apple »génère un intérêt sans fin. Il n’y a qu’à voir les touristes agglutinés dans les quartiers phares de la ville pour s’en persuader.

Pourtant, certains ne verront jamais l’immense mégapole de 8 400 000 habitants. Manque de temps ?, manque d’argent ?, désintérêt ou tout simplement, peur d’une ville énorme et dangereuse.

Il y a, cependant, un moyen simple d’y remédier pour prendre le pouls de la belle, les « cams », comprenez les caméras installées un peu partout et surtout, dans les endroits stratégiques qui permettent un voyage en ligne original.

Ce qu’il faut savoir

Comme beaucoup de grandes villes américaines, New-York est construite selon un plan hippodamien, tiré du nom de l’architecte grec, Hippodamus qui, le premier, eût l’idée de dessiner des rues rectilignes à angle droit, ce qui donne un plan quadrillé facilitant le déplacement des habitants. Cependant, ce plan ingénieux, ne permet, en rien, d’assurer une meilleure quiétude du lieu.

Michael Bloomberg, le maire de N-Y, s’attache, particulièrement, à la sécurité de ses concitoyens. Vaste programme, s’il en est, car il n’est pas simple, voire impossible, de dominer la première ville des Etats-Unis.

On le sait, au départ, il faut rassurer la population. Depuis l’attentat du 11 septembre 2001, l’Amérique tremble qu’un drame du genre ne se reproduise. Le métro est, particulièrement, surveillé, dans des points chauds comme Times Square, Grand Central et Penn station. Les agressions et les crimes dans les 468 stations du métro sont nombreux et ce n’est, sans doute, pas près de s’arrêter puisque la police, chaque année, utilise un nombre grandissant de bandes enregistrées pour tenter d’identifier les auteurs de ces graves délits.

Récemment, en septembre 2010, 500 caméras sont venues renforcer la surveillance des 1159 déjà installées à Manhattan et des 1400 autres fixées ici et là. L’idée finale étant d’en avoir 3000 en place.

Les cams de Times Square et de Broadway

Le Midtown qui est avec Uptown et Downtown, une des trois subdivisions de la ville, est spécialement menacé comme on l’a vu, en 2010, lors de deux tentatives d’attentat à l’explosifs, avortées.

Times Square est le coeur de la ville, situé entre la 42e rue et Broadway, c’est un quartier commerçant où se trouvent les principaux théâtres. Il prend son nom du journal, le New-York Times, dont le siège se tenait à cet endroit précédemment. C’est là que que l’on trouve les meilleures vues de la ville pour les surfeurs du net.

Les voici:

Cam 1 placée entre la 7e rue et Broadway

Cam 2 entre la 46e et Broadway. Clicker dessus

Cam 3 Vue au nord, face à Times Square et au Flatiron Building (ce bâtiment si étrange en forme de fer à repasser) Clicker

Cam 4 Croisement de rues, celle-ci montre différents angles

Cam 5 Broadway. Clicker

Cam 6 Times square. Clicker

Cam 7 Entre la 46e et la 7e Avenue

Cam 8 Vue aérienne. Clicker

Cam 9 49e rue et Broadway. Clicker

Certaines sont fixes, d’autres montrent différents aspects du paysage urbain ou sont sonores.

La plus amusante de toutes est la 2, Elle est placée à une distance raisonnable du sol, les New Yorkais peuvent, donc, la repérer facilement. Il n’est, ainsi, pas rare de voir quelqu’un se mettre sous la cam, prendre son téléphone, appeler un proche, un ami ou un collègue et lui faire des signes dès que la communication est engagée. Ceci dit, certains passants font des signes spontanément à l’encontre de la caméra, c’est une impression curieuse pour celui qui est derrière son ordinateur.

Ground Zéro dans Lower Manhattan

Ici, trois caméras et des souvenirs douloureux, 2985 personnes ont trouvé la mort en 2001 lors de l’attaque des Tours jumelles du World Trade Center. Certaines sont encore sous terre et y resteront à jamais.

Le lieu est toujours en chantier, un mémorial est, actuellement, en construction afin de ne rien oublier. (Memorial Plaza)

Beaucoup d’autres lieux sont accessibles dans la ville qui ne dort jamais, il suffit d’un peu de curiosité pour mieux connaître le nouveau monde !.

Suivre ce lien pour les caméras:

Le jardin japonais, un art tout en subtilité

Le jardin japonais, un art tout en subtilité

Le jardin japonais, un art tout en subtilité Tous droits réservés Michèle LALLEE-LENDERS

Le jardin nippon symbolise un univers délicat fait de plantes, de collines, d’eau et de surnaturel divin.

Dans la religion shintoïste, les dieux sont présents partout dans la nature. L’homme, quant à lui, est le créateur qui magnifie un lieu ou un univers en l’entretenant, et qui en admire la sophistication due à l’extrême simplicité de sa réalisation.

De tous temps, le jardin japonais fascine par sa beauté, son élégance et son raffinement. Il peut être conçu dans de très petits endroits, quelques mètres ou centimètres carrés suffisent pour réaliser un chef-d’oeuvre.

On ne s’y promène pas, mais on le contemple comme une oeuvre d’art, tel un tableau de Van Gogh ou de Buffet, à ceci près qu’il est en trois dimensions.

Composé d’éléments spécifiques, comme l’eau, la pierre et les plantes, il apporte une part de mysticisme, une impression de stabilité et de quiétude.

Au VIe siècle, la philosophie bouddhiste entre dans l’univers du Japon et se mêle étroitement au Taoïsme en provenance de la Chine et de la Corée. La tradition d’utiliser des roches et de l’eau sous forme de mares ou de lacs naît à cette époque lointaine: c’est le début des jardins.

Le premier livre sur le sujet, toujours d’actualité

Le traité appelé De la création des jardins, est écrit par un fils d’une famille de la haute aristocratie japonaise, Tachibana no Toshitsuna (1028-1094). Il explique, point par point, comment imaginer un jardin selon onze rubriques et donne des règles précises dont les quatre principales sont:

  • La topographie des lieux (terre et eau) doit demeurer en son état.
  • Dans sa réalisation, le jardin peut rappeler, voire imiter, des endroits réputés.
  • Les principes chinois du Feng Shui et de sa symbolique sont à respecter lors du dépôt des éléments sur le sol.
  • Les jardins doivent être aussi proches que possible de la nature afin d’en capter, au mieux, l’esprit et les contours.

Etonnamment, aujourd’hui encore, on se réfère à ce texte ancien.

Les différents jardins

Plusieurs formes de jardins existent et chacune d’entre elles a un caractère propre bien défini:

  • Le jardin zen (Kare Sansui) ou jardin sec, sans aucune végétation, composé de sable, graviers et pierres figurant un paysage de montagnes. Il apparaît au XIVe siècle lorsque la secte Zen explose.

Il se compose de petites roches posées sur de minuscules buttes représentant des îles sur lesquelles on a disposé de la mousse.

Le sable et les graviers reproduisent symboliquement la surface de l’eau. Ratissés quotidiennement, ils préfigurent les vagues circulaires autour de chaque obstacle. Ce jardin est dit « vide » et ce vide est le symbole, par excellence, de la méditation.

L’une des bases du Zen est d’enseigner que la vision globale des choses n’est possible que si nous les regardons d’en haut. Nous n’avons autrement qu’une vision partielle et inexacte de ce que nous pensons voir. Il est donc vivement recommandé d’admirer ce jardin dans un endroit surélevé

  • Le jardin de thé, (Chaniwa)entouré de palissades, se trouve juste à côté du pavillon où l’on déguste le précieux breuvage.

On y voit un petit sentier, appelé chemin de rosée, fait de pas en pierre qui rappelle celui qu’emprunte les pélerins pour rencontrer l’ermite dans la montagne. Il est, en outre, le lien entre le monde moderne et la petite maison de thé dédiée avant tout à la réflexion intérieure. Le maître mot en est l’extrême simplicité pour ne pas détourner le regard de l’introspection nécessaire à la cérémonie qui va se dérouler. Des lanternes de pierre et un bassin d’eau pour la purification agrémentent le tout harmonieusement et donnent du corps au paysage sans en troubler cependant la quiétude.

  • Le jardin d’eau (Tsukiyama) dans lequel comme son nom l’indique on trouve une mince couche d’eau (entre 15 et 30 cm) où évoluent gracieusement les kois, ces carpes multicolores, élevées depuis plus de 2000 ans ou de petites tortues. On y ajoute une minuscule colline, quelques roches, des galets, des fleurs de lys et des nénuphars.

 

  • Le jardin d’ombre est composé d’arbres de tailles différentes. Il ne peut être entrepris que sur une surface relativement conséquente.

Dans ce type de jardins, le naturel prédomine. Rien ne doit laisser penser que la main de l’homme est intervenue dans ce que l’on peut voir, au contraire, il faut réussir à cacher les éventuelles traces qui pourraient subsister après le passage du jardinier.

 

Les fougères et les bambous sont les plantes utilisées pour ce genre d’endroits, quelques azalées, des plants de houx et des pierres granitiques.

On joue sur les couleurs en fonction des saisons permettant ainsi au promeneur émerveillé de savourer la nature de janvier à décembre, dans ce qu’elle a de plus magique à savoir une palette de nuances chatoyantes.

Des règles strictes

On le voit, le jardin japonais est, avant tout, la réalisation d’une oeuvre dont les règles sont strictes et précises sous peine de dénaturer les idéaux en la matière. Il doit représenter la nature dans ce qu’elle a de plus beau tout en gardant une vraie simplicité pour ne pas détourner le visiteur de sa méditation, mais plutôt l’y entraîner avec douceur, finesse et délicatesse.

De jolis spécimens de ces parcs miniatures sont présents partout au Japon. On y fait des promenades reposantes de par leur environnement calme et plaisant, mais aussi, à cause de leur étrange beauté sans cesse renouvelée.

Ce parcours est une plongée fantastique dans l’analyse de soi. Un pur moment de vrai bonheur.

 

 

Tags,

Ne rien manquer de l’île Maurice, le joyau de l’océan Indien |

Ne rien manquer de l'île Maurice, le joyau de l'océan Indien. cropped-Plage-Ile-Maurice1.jpg

L’île Maurice, le joyau de l’océan Indien Tous droits réservés Michèle LALLEE-LENDERS

 

Ne rien manquer de l’île Maurice, le joyau de l’océan Indien

Tour d’horizon de la plus célèbre des îles de l’océan Indien, Maurice, dans l’archipel des Mascareignes, à 225 km de La Réunion et 1087 km de Madagascar.

Il y a 100 000, ou peut-être même 700 000 ans, dans l’archipel des Mascareignes, une éruption fait s’effondrer le toit d’un volcan le long d’un anneau, appelé caldeira. La roche en fusion qui s’écoule en est la cause. Pendant quelques heures, c’est le chaos puis l’accalmie revient et… une île apparaît. Ainsi, naît dans le feu et l’eau la future Maurice.

Actuellement, celle-ci s’étend sur un peu plus de 1800 km2, cernée d’une barrière de corail qui entoure son lagon et ses plages. Il reste bienquelques cratères çà et là, mais plus aucun volcan en activité.

De la colonisation néerlandaise à l’indépendance

Ex-possession britannique indépendante depuis le 12 mars 1968, Maurice forme aujourd’hui une république avec trois autres îles: l’île Rodrigues, sa proche voisine à l’est, Saint-Brandon, au nord-ouest, formée d’une soixantaine d’ îlots – et réserve écologique pour les tortues – et Agalega, au nord, avec deux petites îles abritant 300 personnes qui vivent du commerce de l’huile de coco.

Son histoire est tumultueuse mais passionnante. L’île Maurice a été découverte par les Portugais en 1598 mais est restée inhabitée jusqu’à ce que les Néerlandais s’y intéressent, au XVIIIe siècle, et lui donnent le nom de « Mauritius » en l’honneur de leur prince Maurice de Nassau. Quelques années plus tard, en 1721, les Français la colonisent et l’appelle l’île de France. En 1810, une terrible bataille oblige la France à quitter le pays au profit des Britanniques qui lui rendent son nom premier. L’hégémonie britannique durera 158 ans, jusqu’à l’indépendance obtenue par référendum.

Les ethnies, les langues, les religions et la population mauricienne

Durant toutes ces années, une importante migration d’hommes très dissemblables accoste ici. Les premiers sont les esclaves de Madagascar et d’Afrique. Puis, à l’abolition de l’esclavage (1835), deux autres populations différentes débarquent, des Indiens et des Chinois.

A présent, la population indienne est la plus importante (environ 68 % des individus).

Ce melting-pot parle l’anglais qui est la langue officielle de l’île et le créole, mais bon nombre de Mauriciens ont adopté le français en raison de sa ressemblance avec le créole mauricien. Les Indiens parlent surtout le blojpouri (langue indo-iranienne) et les Chinois différentes formes de chinois dont le mandarin

L’hindouisme, le christianisme et le bouddhisme sont les religions les plus pratiquées mais il y a également une forte population musulmane et quelques anglicans.

On compte environ 1 268 000 habitants sur l’île, ce qui représente quelques 620 habitants par km2.

L’harmonie qui semble régner entre ces ethnies si dissemblables est frappante, leurs différences culturelles sont tellement flagrantes…une leçon à retenir!

Les meilleurs mois pour profiter de la chaleur ambiante

La meilleure période pour se rendre à l’île Maurice s’étend de novembre à avril, pendant l’été austral. La température grimpe alors à 35° C et si quelques queues de cyclones montrent parfois leur nez, elles ne représentent aucun danger sérieux. De mai à octobre, c’est l’hiver austral. La température oscille entre 17°C et 25°C, les touristes du monde entier privilégient cette période pour venir en masse.

A voir absolument, indépendamment des plages de sable fin!

  • Chamarel et ses terres colorées qui ne se mélangent pas
  • L’île aux Cerfs, une merveille de la nature au milieu de l’océan
  • Les jardins de Pamplemousse et leurs immenses nénuphars
  • Le marché de Port-Louis, la capitale, où l’on trouve de tout et notamment une curiosité: l’apothicaire et ses célèbres tisanes
  • Le musée d’histoire naturelle de Port Louis qui retrace l’histoire du dodo ce « gros » canard, pataud qui fût exterminé par les Hollandais avides de sa chair.
  • Blue Penny Museum, pour les amateurs de timbres rares
  • Le domaine du Chasseur, 1500 hectares pour voir des faucons et des cerfs en toute liberté
  • La marche sur le feu, une fête religieuse tamoule qui se déroule entre décembre et février. Âmes sensibles s’abstenir!
  • La visite d’une sucrière et d’une rhumerie

A acheter pour dépenser ses roupies

  • Des répliques exactes d’une multitude de maquettes de bateaux, travail exceptionnel mais cher
  • Le sari, habit traditionnel des femmes originaires de l’Inde. En coton ou en soie, ils sont bon marché
  • Des fleurs, les anthuriums, qui durent facilement trois à quatre semaines et qu’il vaut mieux acheter à l’aéroport car l’emballage est parfait pour le voyage en avion
  • Quelques CD de Séga, la danse locale, pour les amateurs
  • Du rhum d’excellente qualité et du sucre de canne pour les puristes

Quelques renseignements utiles

  • Monnaie: La roupie. Un euro équivaut à 40,1798 roupies mauriciennes
  • Décalage horaire: GMT + 4 de novembre à mars,et GMT + 2 uniquement de fin mars à fin octobre
  • Le Bus: le prendre est souvent folklorique mais il ne faut pas rater cette expérience amusante
  • L’avion: on peut trouver un billet entre 800 et 950 euros, aller et retour
  • Le lever du soleil, autour de 5 h du matin…: il y a d’abord de petites vagues qui, en s’échouant sur la plage de sable blond, viennent troubler le silence ambiant. Le ciel est encore noir avec quelques puits de lumière diffuse et, petit à petit l’aube s’installe. Un trait rouge surgit à l’horizon, bientôt suivi par une quantité d’autres qui, au fur et à mesure de leur apparition, virent doucement. Alors tout va très vite, le soleil se lève et éclate en mille et un rayons flamboyants qui se jettent dans la mer turquoise. La nature explose, l’innombrable quantité d’oiseaux se met à chanter et une réelle émotion submerge le touriste ébloui à qui l’île vient de montrer sa triomphante splendeur.

 

Tags, ,

Visiter New-York selon Vous…

Visiter New-York selon Vous. Une ville exceptionnelle...

Visiter New-York selon Vous Tous droits réservés Aymeric LALLEE

 Visiter New-York selon vous.
Vous aimerez cette ville qui que vous soyez
L’érudit
New-York fascine à bien des égards. Ici, le promeneur en quête de nouveautés et de découvertes culturelles ne peut qu’être séduit.
Une visite s’impose au Met (Metropolitan Museum of Art) un des quatre plus grands musées du monde avec ses trois millions d’objets. Son aile américaine vaut, à elle seule, le détour. Vingt salles offrant un concentré d’art en matière de sculpture, d’architecture, de mobilier et de peintures, le tout dans une mise en scène magistrale digne des plus grands décorateurs. Ce qui se fait de mieux pour l’érudit en recherche de connaissances.
Autre lieu d’exception, le Musée d’Histoire Naturelle, situé dans l’Upper West Side. Il réunit toute l’espèce animale terrestre et marine, vivante ou disparue. Dinosaures, volatiles, insectes ou mammifères, mais aussi l’astronomie ou l’histoire du cerveau avec parfois une pièce insolite comme le plus gros saphir du monde, de 563 carats, appelé “Star of India”.
« 
 L’homme d’affaires

Pour l’homme d’affaires, New-York est l’endroit où il faut être. Les gratte ciel de bureaux sont pléthore dans ce lieu qui ressemble à une ruche en pleine effervescence.
Pour l’after work, un diner au Restaurant “Robert” est une expérience à ne pas manquer. Situé au 9e étage du Musée d’Art et de design sur Colombus Circle, les amateurs de cuisine goûteuse et raffinée apprécieront. Décor superbe, service impeccable et vue somptueuse. Ici, on est dans le New-York chic et choc. Un peu cher, mais ça vaut le coup !. (Le site web est un petit joyau)
En fin de soirée, direction The “View”, le bar “tournant” de l’hôtel Marriott au 48e étage., En une heure, le nez collé à la vitre, vous faites le tour des lumières de la ville dans un univers magique. Entre la 45e et la 46e sur Broadway, de 17h30 à minuit.

.Le flemmard

Pour le touriste qui cherche à visiter New-York sans se fatiguer, deux lieux incontournables : l’Empire State Building pour la vue et Times Square pour l’ambiance.
L’Empire State Building, de style Art Déco, 102 étages, 2,5 millions de visiteurs chaque année, 381 m, le plus haut building de la ville. Une vue de 360°, à couper le souffle, sur l’île de Manhattan.
Times Square, le rendez-vous des New-Yorkais et des autres. Gratte-ciel, théâtres, magasins, néons publicitaires de jour comme de nuit, taxis jaunes par centaines, caméras qui renvoient au monde entier le coeur de la ville qui ne dort jamais. Une petite faim? un must, la folie des “food trucks”, ces camions ambulants qui offrent toutes les cuisines du monde pour un petit prix . On mange debout comme les costumes trois pièces et on fait, enfin, partie de la Grosse Pomme !.

& n’oubliez pas…Enjoy !

 

Tags,