Mode

Category Archive Mode

Les belles égéries des podiums: Kate Moss et Gisèle Bündchen

Kate Moss RING

Cliquer pour agrandir                                                           Kate Moss
RING

Les tops des tops, des mannequins comme les autres? Sûrement pas, plutôt des femmes multiples, s’essayant à d’innombrables activités avec succès

On ne présente plus certaines femmes qui, grâce à leur talent, leur charisme, leur beauté et, parfois, leurs frasques, s’imposent partout où elles passent, Kate Moss est de celles-là.

De son vrai nom Katherine Ann Moss

A trente-neuf ans, Kate Moss, née à Londres dans le quartier de Croydon, continue sa brillante carrière à un âge où les mannequins ont souvent quitté les lumières du show pour une vie confortable et moins glamour. Ce n’est pas le cas de « la brindille » (ainsi surnommée à cause de sa maigreur) qui poursuit, avec autant de succès, une carrière internationale de top, débutée à quatorze ans. En 1988, repérée par l’agence anglaise Storm qui a alors sous contrat une certaine Cindy Crawford ou encore Eva Herzigova, la jeune fille débute en posant pour les grands photographes de mode du moment. Elle apparaît dans les magazines Vogue et Harper’s Bazaar et très vite, ses mensurations parfaites, 83-58-89, attirent l’attention des plus prestigieux créateurs qui font appel à elle pour leur défilé, Galliano est le premier d’une longue liste parmi lesquels, Chanel, Gucci et Versace.

A la une des scandales

Sa vie sulfureuse lui joue quelques tours, notamment, lorsqu’une photo sort dans la presse la montrant en train de prendre de la cocaïne et que ses amours tumultueuses achèvent de la déposséder de son trône de reine de la mode, mais Miss Moss n’est pas du genre à se laisser abattre. Après avoir fait profil bas devant ses détracteurs et une cure de désintoxication, elle repart de plus belle sur les podiums renouant avec le succès qu’on lui connaît. Il faut la voir défiler pour comprendre, l’attraction qu’elle exerce sur les foules. Son air de petite fille démenti par un regard de braise et son allure langoureuse en font quelqu’un d’à part qui met en valeur le moindre bout de chiffon qu’elle porte, à ceci près que ses vêtements sont signés par les grands noms de la Haute Couture.

Redoutable femme d’affaires

Elle sort sa troisième collection de sacs « Kate Moss for Longchamp » dont les prix s’affichent entre deux cents soixante dix et neuf cents quatre-vingt dix euros, s’investit, depuis plusieurs années, dans une collection de vêtements pour Topshop qui met à l’honneur le look vintage et crée des parfums, Kate,Velvet Hour, Vintage et Muse.

On parle d’un disque avec son compagnon Jamie Hince du groupe les « Kills » et on lui prête le désir d’ouvrir une école de mannequins.

Plutôt pas mal, pour une presque quadragénaire dans un monde impitoyable où les filles à la mode sont des teenagers, à peine sorties de l’enfance!

 

Gisèle Bündchen Domaine Public

Cliquer pour agrandir                                                         Gisèle Bündchen
Domaine Public

Gisèle Bündchen, la Brésilienne

Née le 20 juillet 1980, à Horizontina dans le sud du Brésil, Gisèle Caroline Nonnenmacher Bündchen est découverte par une agence en quête de nouveaux visages, comme son illustre consœur, Kate Moss, qui a suivi un parcours comparable. Elle gagne le second prix du concours national brésilien Elite Look et atteint une 4e place pour l’international, ce qui la propulse sur le devant de la scène.

Une carrière sans faute

La suite, on la connaît, un palmarès impressionnant, elle défile pour les plus grands, paraît en photo dans tous les magazines de mode du monde, pose pour des couvertures, devient l’égérie de Lanvin pour le parfum Oxygène, de Victoria’s secret, de Givenchy, de Versace, de Hope, de Balenciaga, d’Ebel et même d’Apple.

Sa collection de tongs en plastique recyclé « Ipanéma«  fait un tabac avec le chiffre époustouflant de 230 000 000 paires vendues depuis la création en 2000. Elle en parle avec enthousiasme et s’engage, ainsi, pour la préservation de l’environnement de la planète en soutenant le projet Tamar qui protège les tortues marines brésiliennes, en voie de disparition.

Voulant se diversifier, (on ne met pas ses œufs dans le même panier, dit le dicton) Gisèle achète l’Hôtel Palladium Executive Flat dans son pays d’origine.

Puis, elle s’essaie au cinéma dans New York Taxi de Tim Story (2005) et Le diable s’habille en Prada de David Frankel (2006).

La belle soutient différentes causes humanitaires dans lesquelles elle s’investit, notamment la lutte pour les victimes du sida en Afrique.

Véritable icône dans son pays, elle fait preuve d’une grande simplicité en défilant sur un char de l’école de samba « Isabel Samba School » lors du Carnaval de Rio.

Cette jeune femme, mariée au footballeur américain Tom Brady et mère d’un petit garçon, fête ses dix-sept ans de carrière. Son parcours la hisse au rang de top n°1 mondiale et de la plus riche, pour l’année 2010, avec vingt-cinq millions de dollars, selon le magazine Forbes.

[contact-form-7 id= »1026″ title= »Formulaire de contact »]

Il était une fois… la Haute Couture, le symbole du luxe

Il était une fois… la Haute Couture, le symbole du luxe

Il était une fois… la Haute Couture, le symbole du luxe Tous droits réservés M.LALLEE-LENDERS

 Il était une fois… la Haute Couture, le symbole du luxe

L’histoire de la mode passe, nécessairement, par la Haute Couture qui signe, deux fois par an, les nouvelles tendances avec ses prestigieuses collections.

La ménagère de la rue se rend-elle vraiment compte qu’elle est mêlée sans le savoir au monde fermé des collections de Haute Couture ? Probablement pas, et de fait, il y a peu de chance qu’elle enfile un jour une robe évanescente de Chanel ou une tenue juponnée, multicolore, de Dior. Cependant, les couleurs qu’elle porte, la longueur d’une jupe, la forme d’un teeshirt ou le jeans enrubanné viennent directement d’une recherche des créateurs même s’ils sont, le plus souvent, plus ou moins bien re-visités dans un certain prêt-à-porter!.

Charles Frederick Worth, le fondateur de la mode et du luxe s’y rattachant (1826 – 1895)

Né en Angleterre, Worth a l’idée, un jour, de présenter, chez lui, à ses clientes les plus fortunées, ses modèles sur des mannequins en chair et en os. C’est une première, car jusqu’ici la commande se fait par le biais d’un simple dessin que le couturier reproduit. La collection naît de ce trait de génie qui sera, on s’en doute, repris plus tard par les plus grands.

Mais le britannique veut aller plus loin, il fonde la chambre syndicale de la couture parisienne en 1868, conférant ainsi ses lettres de noblesse à cet art sublime.

En 1973, la Fédération Française de la Couture, du Prêt-à-Porter et des Créateurs de Mode voit le jour. Elle réunit trois chambres syndicales, la première, de la Haute couture, la deuxième, du Prêt-à-Porter et des Créateurs de Mode et la dernière, de la Mode Masculine. Elle regroupe, ainsi, des couturiers français, mais également d’autres nationalités.

Elle programme deux défilés de mode par an, la collection printemps-été de l’année en cours, au mois de janvier et la collection automne-hiver, au mois de juillet, pour l’année suivante.

Certains des membres les plus significatifs de la Haute Couture d’aujourd’hui

  • Les Français:

Chanel

Christian Dior

Jean-Paul Gaultier

Givenchy

Franck Sorbier

  • Les étrangers:

Giorgio Armani (Italien)

Valentino (Italien)

Elie Saab (Libanais)

Il serait injuste de ne pas nommer ceux qui, pour différentes raisons, ont quitté la profession, leurs collections marquent à jamais l’histoire du raffinement en matière de mode: Yves Saint Laurent, Cardin, Azzaro, Patou, Lacroix, Paco Rabanne, Cerruti, Guy Laroche et bien d’autres encore.

Définition de la Haute Couture

Selon la Fédération Française de la Couture, du Prêt-à-Porter des Couturiers et des Créateurs de Mode, la définition de la Haute Couture est la suivante:

« Appellation juridiquement protégée dont ne peuvent se prévaloir que les entreprises figurant sur une liste établie, chaque année, par une commission siégeant au Ministère de l’industrie et qui fait l’objet d’une décision ministérielle. »

Ainsi le 7 janvier dernier, la commission de Couture Création, qui dépend du Ministère de l’Industrie, a permis à deux créateurs de leur marque d’y ajouter l’appellation « Haute Couture », il s’agit du Français Christophe Josse et du Brésilien Gustavo Lins. Ils faisaient partie, jusque là, de la liste des « invités » qui après plusieurs défilés et une certaine ancienneté peuvent espérer prétendre au label tant désiré.

Comme on le voit, ne devient pas couturier qui veut ! D’autant plus que des critères spécifiques sont exigés pour atteindre le graal: un nombre de modèles prédéfinis pour les collections, tout le travail fait à la main, le nombre des salariés, la quantité de défilés auquel participe le futur élu et même le tissu utilisé en terme de proportions.

Comment rester en haut du podium comme Chanel et Dior ?

La H.C. n’est, en aucun cas, lucrative. Tout d’abord, parce qu’elle ne touche qu’une très petite population de clientes à travers le monde; cela paraît logique lorsque l’on sait qu’une robe se négocie entre 40 000 et 100 000 euros, car chaque pièce produite est faite à la main et demande des centaines d’heures de travail. Ensuite, même si Paris est toujours la capitale la plus appréciée dans ce domaine, les quelques clientes s’intéressent également aux créateurs étrangers.

La seule façon de s’en sortir est de faire du prêt-à-porter, des gammes de maquillage, du parfum et de nombreux accessoires, ce qu’on bien compris les dernières maisons qui perdurent.

Pour ceux que ce sujet fascine et qui voudraient s’essayer à cet art unique, une seule adresse: l’école de la chambre syndicale de la couture parisienne, 119, rue Réaumur, 75002 Paris

& n’oubliez pas…Enjoy !

Tags, ,

Le vintage, une nouvelle façon d’appréhender la mode…

Cliquer pour agrandirVeste tailleur Vntage Tous droits réservés Michèle LALLEE-LENDERS

Veste tailleur Vntage
Tous droits réservés Michèle LALLEE-LENDERS

Comment faire du neuf avec du vieux tout en restant chic et choc et très tendance. Voici le nouveau pari de la mode.

Celles et ceux qui ne réussissent pas à se défaire de leurs vieux vêtements parce qu’ils n’aiment pas jeter ou tout simplement parce qu’ils sont conservateurs, vont pouvoir s’en donner à cœur joie.

En effet, si ce qui est vieux, un peu dépassé, n’était plus de mise il y a encore peu de temps, il n’en est plus de même aujourd’hui, car le « has been » est à la une de la presse. Seul le nom a changé, on l’appelle le vintage.

Définition du mot vintage

Mot anglais utilisé chez les viticulteurs qui signifie vendange. Il arrive dans la mode vers 1990 en faisant référence à des modèles de grands noms de la Haute Couture, sortis depuis de nombreuses années, mais il est aussi utilisé dans l’automobile, lorsque l’on fait référence, par exemple, à l’Hispano ou à la Bugatti de l’entre-deux guerres. Le terme est également employé pour les vieux alcools millésimés, mais peut aussi être attribué à la photographie ou à la musique, même les photos d’identité sont tirées en mode vintage pour qui le veut.

Pour ce qui est du prêt à porter ou de la Haute Couture, le vintage est une incursion dans notre proche passé (entre 1920 et 1980) pour redécouvrir un vêtement griffé, qui a trait à un genre et qui est dans un état impeccable. Il s’agit d’un style qui peut être mélangé à d’autres influences et relooké complètement.

Ainsi, il est du dernier chic de porter tout ce qui date. On refait du tendance avec ce qui est resté caché dans la garde-robe de Maman ou pourquoi pas de Grand-Mère, car la mode s’y intéresse de nouveau. Les salons de vintage fleurissent un peu partout dans le monde, ils permettent à des créateurs de remettre au goût du jour, un vêtement, un bijou, une ceinture ou des chaussures en ajoutant leur touche personnelle. Les ventes aux enchères de rééditions de pièces les plus connues sont prises d’assaut par les clientes et donnent lieu à des offres mirobolantes. Le vintage peut être fait de pièces exceptionnelles mélangées avec du simplissime. Tout est permis si l’harmonie est présente, et si le côté chic reste glamour.

Le Look vintage

Il est infini, mais il y a des règles qu’il faut retenir pour ne pas avoir l’air « ringard ». L’idée est simple, l’originalité est le premier ingrédient à mettre dans ce cocktail: on mélange les vêtements des années 50 avec quelques pièces beaucoup plus récentes pour trouver son style. La deuxième chose à retenir est le mariage des couleurs, il faut oser sortir de l’habituel pour arriver à créer quelque chose d’inédit, de nouveau et de pas encore vu. La rue est le meilleur endroit pour se rendre compte si l’effet escompté est une réussite ou un flop !

Normalement, Il ne faut, en aucun cas, mélanger friperie et vintage. On garde à l’esprit que le vintage est avant tout un objet acheté chez un grand couturier, fait de matières recherchées, comme la texture du tissu, la coupe et le style alors que dans la friperie, on trouve de l’ancien, certes, mais non griffé. Mais, bien entendu, tout le monde n’a pas de vêtements de créateurs dans sa garde-robe. Il est donc admis de mélanger les genres à condition d’avoir au moins un ou deux accessoires ou vêtements de stylistes reconnus.

Où trouver les vêtements ?

Tout d’abord, en étant curieux, en faisant du shopping comme tout un chacun, de bonnes surprises peuvent apparaître au détour d’une rue.

  • Les ventes aux enchères (souvent onéreuses mais parfaites pour des accessoires)
  • Les braderies et les puces, source de trouvailles inédites mais il faut être patient
  • Les brocantes, les vide-greniers, les dépôts-ventes ou les marchés
  • Internet pour des adresses
  • Les forums de celles qui vendent leur garde-robe griffée (très à la mode)

Que choisir pour être vintage ?

Penser, avant tout, au choix des collants, leggings et chaussettes blanches, un pantalon coupe cigarette, une jupe taille haute ou un short (vu dans les collections), un teeshirt, une blouse en soie, une veste en jeans.

Les accessoires sont incontournables: lunettes de soleil, ceintures larges, chapeaux, nœuds, sacs, escarpins ou bottes, et bijoux.

Ne pas oublier les sous-vêtements avec la pièce vedette, le corset, qui revient sur le devant de la scène et, qui en gommant certains défauts, donne une silhouette fine et plus élancée.

En un mot, il faut trouver le juste milieu pour ne pas être ridicule et oser pour être originale et élégante à la fois. Lors des collections de Haute Couture du printemps-été 2011, beaucoup de clientes portaient du vintage, car les people aiment cette nouvelle mode, il suffit donc de s’en inspirer pour celles auxquelles les idées viendraient à manquer.

 

Chanel, la « Grande Mademoiselle » du XXe siècle

Chanel, la "Grande Mademoiselle" du XXe siècle Paris Eric Pouhier

Chanel, la « Grande Mademoiselle » du XXe siècle Boutique Chanel, place Vendôme, Paris
Eric Pouhier

Chanel, la « Grande Mademoiselle » du XXe siècle

Coco Chanel apporte à la mode un renouveau en concevant une garde-robe qui libère le corps de la femme et lui confère la grâce dans l’art de se mouvoir.

Le XVIIe s connaît la Grande Mademoiselle, Duchesse de Montpensier, cousine germaine du Roi Louis le quatorzième, le XXe s a la sienne en la personne de Gabrielle Bonheur, dite Coco Chanel.

Mademoiselle Bonheur, un nom prédestiné

Saumur, 19 août 1883, une jeune couturière, Jeanne Devolle met au monde une petite fille. Le père du bébé est un colporteur, Albert Bonheur Chasnel. Peu enclin à s’embarrasser d’un jeune enfant, il l’abandonne à la mort de sa compagne, Gabrielle est, alors, envoyée à l’orphelinat. Ainsi commence la stupéfiante histoire d’une des plus grandes stylistes de tous les temps.

Coco, la petite chanteuse

Devenue « couseuse », comme on dit à l’époque, la jeune fille ne veut pas en rester là, car elle est ambitieuse. Elle tente les planches et le chant puisqu’elle admire la « Miss », l’icône du moment, Mistinguett. Si elle comprend très vite que la vie de cabaret ne lui convient pas, elle en conserve malgré tout un surnom, « Coco » tiré d’un de ses morceaux de prédilection « Qui qu’a vu Coco dans l’Trocadéro? ». Amusant pour une femme qui, des années plus tard, représente le symbole de l’élégance dans le monde et, qui, toute sa vie, hait la vulgarité…

Gabrielle sait qu’il lui faut prendre une nouvelle direction si elle veut s’en sortir. Entrent, alors, en scène les admirateurs nombreux et variés qui gravitent autour d’elle.

Coco a du charme et elle en use. Sa rencontre avec un homme riche lui permet de gravir, un par un, les échelons de la bonne société et de fréquenter le gratin de ce début de XXe siècle. Elle plaît, elle est piquante et son style, déjà élégant, interpelle et retient autour d’elle une nuée de messieurs, plus les riches, les uns que les autres.

Une histoire d’amour décisive va être le point de départ de sa prestigieuse carrière, sa rencontre avec un Anglais, Arthur Capel, homme d’affaires, grand joueur de polo qui va lui prêter l’argent pour financer sa première boutique. Plus tard, ses liaisons avec le Duc de Westminster, puis le Grand Duc Dimitri, cousin du Tsar de Russie, la propulsent dans un monde de luxe qui influence sa perception de la Couture et de ses dérivés.

La modiste Coco Chanel

La mode l’attire et la subjugue, elle décide de se lancer dans la confection de chapeaux.

Avec quelques bouts de tissus et son génie, elle crée des parures qui vont bientôt s’arracher. Ce qui plaît, c’est la grande simplicité de ses réalisations et ce chic inimitable dont elle est la créatrice.

Et pourtant, à l’époque, les élégantes portent des capelines avec une débauche de plumes, mais très vite, Gabrielle a une toute autre idée, elle crée des petits chapeaux qui mettent en valeur le visage et en adoucissent les contours.

Mademoiselle, la star de la mode

Le succès est au rendez-vous et Chanel s’installe dans une première boutique, rue Cambon (déjà!) en 1910. Cinq ans plus tard, elle étend son domaine et devient couturière avec des ensembles très modernes pour l’époque. Peu ou pas de fanfreluches, mais un style dépouillé, tissu près du corps, chic, c’est ce qu’elle prône et la réussite est au- delà de ses plus folles espérances.

En 1918, elle atteint la gloire, son nom est connu et reconnu et Mademoiselle Chanel fait son entrée au Panthéon des plus Grands Couturiers, comme Madeleine de Rauch, Maggy Rouff ou Elsa Schiaparelli pour les femmes, Lucien Lelong, Jacques Doucet ou encore Poiret pour les hommes.

Le comble de la sophistication: le tailleur Chanel

Un must de la collection Chanel est, sans nul doute, son fameux tailleur de tweed connu dans le monde entier, porté par d’éblouissantes élégantes telle Jackie Kennedy et copié des milliers de fois. Résolument sophistiqué, ce vêtement dont l’allure prédomine, est servi par un tissu aux couleurs judicieusement choisies, des boutons dorés sur la veste, les manches au sigle de la Maison et surtout un raffinement qui fait le succès de cette pièce jamais égalée. « Comme l’oubli du corps tout entier réfugié, absorbé dans la distinction sociale du vêtement » selon Roland Barthès, écrivain et critique littéraire.

L’éternelle petite robe noire

La petite robe noire, bien que d’une grande simplicité, attire, de même, les riches clientes . La préciosité des tissus utilisés dans tous les vêtements donne le ton. L’idée Chanel, c’est à la fois la somptuosité de la matière et la simplicité des pièces. Paradoxal, oui, mais qui débouche sur une étonnante perfection car le vêtement, outre son élégance, est magnifié tel une œuvre d’art.

La suite logique de cette exceptionnelle aventure passe par la création de parfums, en 1921, avec le fameux n° 5 et la création de bijoux en 1924. Avec des sacs, des chaussures et des colifichets, Gabrielle ne laisse rien au hasard.

Toute sa vie, cette amoureuse du bon goût et de l’élégance confectionne des pièces d’exception dont le monde de la Mode s’inspire encore de nos jours. Sa force réside dans un perfectionnisme outrancier qui sera à son paroxysme dans les dernières années de sa vie. Aujourd’hui, sa maison perdure grâce a un autre génie, le célèbre Karl Lagerfeld.

Le 10 janvier 1971, elle quitte la scène, seule, dans sa suite de l’hôtel Ritz, à Paris.

& n’oubliez pas...Enjoy !